mardi 15 juin 2010

Bibli, I love you.


Je suis allé à la bibliothèque cet après-midi, et j'y ai appris plusieurs choses très intéressantes.
1) Les bibliothèques sont des havres de paix et de silence, où la clim et le chauffage marchent très bien.


2) Les bibliothèques sont une aventure pour le cerveau. Il est sollicité de toutes part, à condition d'avoir un sérieux esprit de curiosité.


3) J'ai lu un bouquin sur les N.D.E, un sujet qui me fascine. Les
Near Death Experience. Ce sont des gens qui ont frôlé la mort, ou qui ont été dans un état de grave inconscience, au point de mourir. Physiquement, ils sont à peu près morts. Ce livre est passionnant. Il indique les étapes qu'on voit pendant la NDE, notamment la décorporation, la lumière, la perte des sens, la sensation de bien-être... tout cela est fondé sur des tests et interrogations de millions de gens ayant vécu une NDE.

4) Conseil, une BD géniale : Dieu en personne, par Marc-Antoine Mathieu. L'histoire : un jour, lors d'un recensement, un homme barbu se dit être Dieu. Et il va devoir rendre des comptes aux hommes, qui tentent de le tester. Comment recevrait-on Dieu s'il se présenterait à nous ? Réaliste, cynique, envoûtant, cette BD en noir et blanc est à savourer.

5) Je veux un chat. Mais ça c'est pas nouveau.

6) J'ai FAILLI voir When you're strange, le film-docu sur les Doors. Mais j'ai vu le tarif étudiant de la place au petit cinéma d'auteur à côté de chez moi. 6,30. Et puis j'ai avalé ma salive en me disant que j'irai aux
alizés, comme d'habitude.

lundi 22 février 2010

The Big B@ng Theory


Que dire sur cette série de CBS, étonnante sans pour autant se défaire des codes et ficelles des bonnes séries américaines ? The big bang theory parle de 4 geeks, ou nerds, vivant dans leur propre univers de physiciens et d'ingénieurs au Q.I bien supérieurs aux nôtres, pauvres mortels ignorants des MMORPG, du Boggle klingon ou des comics inédits de Flash Gordon.
D'où vient le mot geek exactement ? L'origine est intéressante : le mot vient de l'ancien allemand Geck qui signifie un fou. Dans le nord et l'est de la France, le nom Gicque désigne un fou de carnaval.
Nos 4 héros de TBBT, des tarés ? Sûrement. Fous de nouvelles technologie, de physique, de maths, de comics-books, de paintball et de SF en tout genre. Au sein de leur monde, où la matrice se dévoilerait facilement et Spock devient maître suprême, une jolie fille. Et tout se complique : Penny, blonde pulpeuse et serveuse au Cheescake Factory, une chaîne de restauration rapide, emménage à l'appartement d'en face. Aux trois garçons d'en faire tout un Cheescake, trois, parce que le 4ème, Sheldon Cooper, est probablement un robot. Présentation :


- Leonard Hofstadter, personnage important de la série, est un petit marrant, le plus sociable de cette bande. Il est gentil comme un ours en peluche, maladroit, agréable mais, comme tous les autres, réellement geek. Et il est super-amoureux de Penny.
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Sheldon Cooper est un extraterrestre, un robot, mais sûrement pas un humanoide normalement constitué. Il réfléchit de manière mathématique, logique, sur tout et pour tout. Il n'a pas vraiment de sentiments, il répond aux questions comme "ça va ?" au premier degré en disant "comment ça ? Je suis fatigué, affamé ?". Il ne peut pas mentir, étiquette tout ce qui bouge et se trouve être hyper-maniaque.
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Penny est la blonde, pas bête ni intelligente, cependant elle changera sa façon de penser avec l'influence des 4 zygotos. Elle est belle, des rêves de devenir actrice, un appart' en bordel et une poitrine proéminente, ce qui rend le voisin d'après quelque peu affable.
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Howard Wolowitz est en effet sous le charme de Penny mais aussi sous le charme de n'importe quel être de sexe féminin, ayant des cheveux soyeux, une voix plus aigue et des seins. Il se croit dragueur, tombeur de ces dames alors qu'il n'en est rien. Son sourire de cheval, ses fringues venant des années 70 ou ses expressions lourdes y sont sans doute pour quelque chose. Il vit toujours chez sa mère et il est juif. Oh, aussi, il est allergique aux cacahuètes.
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Rajesh Koothrappali, surnommé "Raj" est l'indien du groupe. Il lui apporte d'après son opinion, une "touche d'exotisme". Il discute fréquemment avec ses parents en Inde par webcam, et, TOC très important, il ne peut pas parler aux femmes, à moins d'être complètement bourré.

C'est drôle. Ca fait beaucoup penser à How I Met Your Mother (série complètement awesome), et c'est une drogue. Les aventures des geeks nous font penser à nos habitudes quelquefois, à des extraterrestres mathématiciens souvent. Allez les voir, ça vaut le coup =)

samedi 6 février 2010

Your Tailor Is Rich.

Non, Sherlock Holmes n'a pas l'air aussi vieillot que dans ses bouquins. Ne porte pas de cape. Mais tout l'esprit est là : Sir Holmes est très mignon, Watson est alléchant, le tout forme un couple explosif, royal. Si l'on peut déplorer le trop-plein de scènes d'action pour un Sherlock normalement plus cérébral, on ne peut que s'incliner devant la maîtrise du tournage, du scénario et de la performance des acteurs.
On a envie de monter dans les charrettes noires, d'avoir sa petite montre à gousset en or, ses petites lunettes noires et, surtout, d'avoir autant la classe. Car non seulement Holmes est un fin observateur, arrogant, corrosif, perturbé et insomniaque, mais il est bon à la baston. Il sait où taper et quels effets son coup produira. Il a des idées lumineuses et l'humour grincant.
En revanche son confrère, le bien élémentaire Watson, se trouve être un docteur en beauté sous sa petite moustache franchement bien entretenue. Il est froid, impartial, solidaire. Il sait répondre présent lorsque Holmes a l'esprit qui part en vrille. C'est THE médecin, indispensable lors des enquêtes pour apporter son regard médical, par conséquent efficace et pertinent.
Bien sûr il y a une femme, et comme tout le monde sait - au cinéma et dans la vie réelle- tous les problèmes commencent avec une femme. Je le sais bien car j'en suis une, bref ! Celle-là est attirante, aux yeux clairs et à la langue de serpent. C'est une Belle, une traîtresse.
Bien sûr il y a le méchant, et comme tout le monde sait - au cinéma et dans la vie réelle- tous les problèmes commencent avec un méchant. Je me répète ? Je sais ! Celui-çi est noir, manipulateur, manigançant des pièges, sortilèges douteux et démoniaques. Il a même une dent qui part en vrille, c'est dire s'il fout les jetons.
Pour résumer, le film est bon à prendre : il cumule amour, humour, violence, énigmes, beaux décors, costumes, musiques. Après, l'envie vous prend de devenir Dandy : beau pari que celui-ci !

Je suis Brune, Bébé.

Dépoussiérant ce blog, le retrouvant comme on on retrouve une vieille mallette remplie de bons souvenirs, je m'attaque à de nouvelles critiques, de nouvelles découvertes musicales et cinématographiques. Joyeuse année 2010.
Je commence avec BB Brunes, révélation rock, français qui plus est. (et oui, c'est de plus en plus rare du rock français, comme les bonnes comédies françaises, ahah.)
Ce jeune quatuor (le bassiste s'est rajouté au trio il n'y a pas longtemps) est impulsif, attirant, fascinant, énergique, sensuel.
Ils sont jeunes, beaux, ils savent gratter la guitare, taper sur les percus, faire du son quoi.
On y entend la voix d'Adriiiieeeeen (dixit les midinettes) râlant et soufflant sur des thèmes tels que l'amour, le sexe, les tentations, l'aventure, la boisson et les trottoirs de Paris.
C'est rock, c'est pur, c'est jeune, en bref : c'est cool. J'aime, je surkiffe. Oui, les gamines de 13-15 ans adorent ça aussi, mais c'est pas pour ça que c'est mauvais. Elles peuvent aussi avoir du bon goût, les groupies.
Durant le concert au Transbordeur de Villeurbanne, ils ont joué deux reprises : une de Nirvana, super énergique, et "la valse à mille temps" de Jacques Brel, version rock. Et franchement, ça pète. C'est génial. Mais j'm'emballe.
Indiens glabres tatoués, yeux brillants par l'alcool et le futur, BB Brunes est un groupe électique, fun, qui met du frisson dans les veines et fait retendre toutes les vieilles peaux-rouges de la planète.
A bon entendeur, salut.

mercredi 8 juillet 2009

BYE BYE, Blackbird.

Comme on peut le remarquer, Johnny Depp a toujours la classe et a toujours le béguin pour les french ladies. Dans le film on peut aussi voir Christian Bale et Marion Cotillard.
Public Enemies, c'est un film de Michael Mann, qui raconte l'histoire d'un mec qui s'appelle Johnny (ça n'a pas du lui changer de d'habitude) un espèce de gentil braqueur, plus violent que Bruce Willis dans Bandits mais pas avec l'accent manouche de Brad Pitt dans Snatch (je conseille ce film, d'ailleurs !). Il traîne avec sa bande de copains, dont il est le leader. Les flics lui courent après... et c'est tout. Comme scénar', y'a pas plus basique que les bons contre les méchants. Le chef des méchants est populaire car beau, gentil avec les gens et drôle. Le chef des gentils est aussi populo, mais tenace et réglo (enfin, presque). Bon, sincèrement, je m'attendais à mieux. J'adore Johnny Depp et sa façon de se coller, de jouer ses personnages à la perfection. Son jeu est une merveille, ses expressions sont impeccables, bref c'est un grand acteur. Quant à Christian Bale (alias Batman) il a du potentiel de bogossitude, il conserve un air noir, ténébreux. Mais comparé à Johnny, il semble un peu fadasse. Autre chose concernant les acteurs : Johnny Depp et Marion Cotillard forment vraiment un magnifique couple de cinéma. Quand je dis qu'il va bien avec les françaises ! J'avais déjà vu la Môme. C'est une actrice très douée et qui a de l'avenir. A part les acteurs qui sont parfaits, on s'emmêle un peu avec l'histoire. C'est qui le mec qui s'est fait tuer, là ? C'est un braqueur ou un flic, çui-là ? Mais attend ils étaient pas en taule ?
La façon de filmer de Michael Mann est très particulière. Dans tous ses films c'est pareil. Même façon de filmer que dans Collatéral (avec Tom Cruise). Il filme au niveau des visages, fait des gros plans toutes les 5 minutes. Pas d'effets. Pas de plan du ciel, de plan au niveau du sol, pas de ralenti, on ne "tourne pas autour du personnage" (je manque cruellement de vocabulaire de caméraman), pas d'effets spéciaux, rien, nada, niet. Même pas de léger ralenti ! Pas de retouche d'image ! L'impression, c'est nous, prenant une caméra et filmant la scène. C'est comme un film amateur. Du coup, on a mal aux yeux et on a la tête qui tourne. (mais on est pas dans Cloverfield, où LA, j'ai vraiment failli vomir). Les scènes d'action et de "guns" sont trop longues, y'a trop de fusils et trop de bruits. Et ne croyez pas que c'est l'opinion d'une chochotte de fille qui aime pas l'action et le sang ! Que nenni ! J'abhorre considérablement les films américains qui sortent chaque année, se prétendant "comédie romantique"
avec une fin qu'on sent 1h30 avant. Là c'était trop.
Au niveau esthétique, je suis épatée. Les décors sont fabuleux, et les détails ! Chaque objet appartient à l'époque : la montre gousset, les chaises, les tableaux, la rue, les enseignes de magasins, tout est parfaitement calculé pour vous plonger dans une atmosphère particulière.
Quant aux costumes... Johnny a la classe, comme on peut le remarquer sur l'affiche.
Je le redis, mais je m'attendais à mieux. Un peu déçue. Enorme coup de coeur pour les acteurs. Mais film un peu long. Un dernier point : la bande originale, fait de classiques jazz comme Bye Bye, Blackbird.

jeudi 2 juillet 2009

Un Russel chevelu, un Larry poilant et un Cassel méconnaissable.

TEUHEU TEUHEU.
Ce blog prend la poussière.
Il est temps de faire le ménage ! Que direz-vous de 3 bonnes critiques de derrière les fagots ?
Avant de commencer, j'aimerais remercier l'inventeur-trice de la fête du cinéma, car depuis samedi j'ai vu 3 films !
Voilà voilà.

Alors, on commence par l'adaptation au cinéma de la série Les Lascars, anciennement diffusée sur Canal +.

Personnellement, je ne m'attendais pas à un casting de voix si prestigieux pour un dessin animé : Vincent Cassel, Diane Kruger, Omar & Fred, Diam's, enfin que des people quoi. Le résultat ? un film drôle, cocasse et réaliste. Pour me mettre dans le bain, j'ai regardé de nombreux épisodes de la série. Ce sont des petits épisodes de 2 min maximum, qui traite des gens dans les cités, plus particulièrement des jeunes, bien sûr. Des dialogues percutants, un bon rythme, malgré quelques longueurs, parfois...que des situations burlesques, et le verlan, et les expressions genre "tranquille le chat" ou "baltringue"... esthétiquement aussi, c'est très réussi. Le dessin est fluide, les couleurs sont vives, les plans sont bien construits. Quand à la musique, rien à dire ! On a même droit à la ptite chanson avec Vincent Cassel qui chante, à la fin ! Bon, c'est plus drôle avec les dessins, mais les paroles sont pas mal =D http://www.youtube.com/watch?v=E-tk8bknNtY&eurl=http%3A%2F%2Fexclusive%2Dvideo%2E20minutes%2Dblogs%2Efr%2Farchive%2F2009%2F06%2F22%2Fpetit%2Dbonhomme%2Dvert%2Dles%2Dlascars%2Dfull%2Dversion%2Ehtml&feature=player_embedded

Bref, c'est sympa et on se prend d'amitié avec la dream team du ghetto !

Second film : Jeux de pouvoir, avec Russel Crowe et Ben Affleck comme guests stars.




Jeux de pouvoir, c'est l'histoire d'un journaliste joué par Russel Crowe, enquêtant sur le meutre de la maîtresse d'un homme politique (joué par Ben Affleck). Ben Affleck se trouve être le copain de Ru-ru dans le film, ce qui complique considérablement les choses. Lorsqu'un journaliste se confronte à une situation compliquée, que doit-il faire passer en premier, son amitié ou sa conscience professionnelle ? Lorsqu'un homme politique se voit pris dans un scandale, doit-il cacher ou révéler la vérité ?

Russel Crowe est évidemment brillant, mais il a pris du poids et des cheveux. Prenez une photo de lui jouant dans Gladiator et une photo dans Jeux de pouvoir, y'a une sacrée différence. Cependant cela reste un très bon acteur, contrairement à Ben Affleck qui ne se bonifie pas avec le temps. J'ai trouvé son jeu trop basique et trop mou. Outre ces deux stars, un petit plus pour Rachel McAdams, qui joue une journaliste en herbe. Je l'ai beaucoup apprécié (tu m'étonnes, dixit ma petite voix, tu t'es totalement identifié au personnage !) M'enfin, comme dirait Gaston.

Le film traite de la relation oedipienne (ouaouh, une référence littéraire exagérée et pompeuse) entre le monde du journalisme et le monde de la politique. Ils sont extrêmement liés, mais ne se comprennent pas toujours. Il parle aussi de sujets d'actualité, comme la vie privée dévoilée des politiciens, la montée d'internet face au journal papier.

Ce film m'a fascinée, car je veux toujours devenir journaliste, et que ce film montre bien les bons et les mauvais côtés de ce métier. La passion d'écrire mais aussi les contraintes du temps. Un long-métrage intéressant, qui fait réfléchir. Du suspense, de l'action et des bons acteurs : que demander de plus ?

Moi, ce que je demande de plus... c'est le dernier Woody Allen ! Whatever works.

Woody Allen est mon réalisateur préféré. Pourquoi ? ce mec est un génie, dans son genre. Il sort des films différents chaque fois, mais qui portent sa patte. Car il y a un style Allen. De l'allenisme, un genre allenien. Dans ces films, il y a souvent de l'humour, mais pas à chaque fois. Souvenez-vous de Match Point, un drame qui n'avait rien de comique. Dans ces films, il y a des filles, et pas n'importe lesquelles : des muses, des déesses, des fées créatrices et au fort caractère, mais pas à chaque fois. Dans Whatever Works, Evan Rachel Wood joue une jeune fille, Melody, qui aurait très bien pu apparaître dans Candide de Voltaire. Dans ces films, il y a surtout un héros qui lui ressemble et même parfois, c'est Woody qui joue. Se trouve aussi des dialogues bourrés d'humour, de burlesque, un humour fin, cynique, pessimiste et angoissé, mais un humour qui donne la joie de vivre.

C'est l'histoire de Boris Yellnikoff, un homme âgé vivant depuis toujours à New York City, un pur new-yorkais. On connait la passion de Woody Allen pour New-York. C'est une de ses muses. Boris a raté son mariage avec sa belle et intelligente femme, a raté son prix nobel de physique et même son suicide. Après quoi, il a boité. Il a des théories sur un peu tout, se prétend très intelligent et très au-dessus de la moyenne. Ce qui est sûrement vrai... mais ça le rend exécrable. Il est à la fois cynique, sarcastique, ironique, cruel avec tout le monde et surtout les enfants à qui il apprend les échecs. Ce mec déteste la race humaine et tout ce qu'elle fait. Pour lui, l'humanité est condamnée. Ah, j'oubliais : il est aussi hypocondriaque, maniaque, a des crises nocturnes et un misanthropisme (du grec misos, hair, et anthropos, humain.) exacerbé. Mais on l'aime quand même ! Parce qu'il est drôle et qu'il déteste tout ce que les gens aiment habituellement. Une nuit, ce curieux personnage reçoit la visite d'une jeune fille du Mississipi, Melody, qui s'est enfuie de chez ses parents. Après quelques remontrances, il décide de l'héberger un jour ou deux... qui deviennent des mois, et puis des années. Car le destin veut qu'ils tombent amoureux, ou plutôt que la naive Melody tombe amoureuse du brillant physicien, ou que l'homme au Q.I supérieur épouse l'ingénue à qui il se charge de faire l'éducation intellectuelle. Ensuite, vient sa mère, qui se découvre artiste-photographe, puis son père qui se découvre homosexuel, et enfin la séparation, qui ne pouvait décidément pas durer. Entre lui et elle, il y a des décennies d'écart, mais l'amour est aveugle...

"Et quel âge as-tu ?"

" 21 ans."

"Oui, c'est ça, 21 ans ! et moi je joue pour les Yankees !"

"Tu boitais déjà, quand tu jouais chez les Yankees ?"


Ce film est un pur Woody Allen. Il est trompettiste dans un groupe de jazz, à New-York bien sûr. C'est sa deuxième passion après le cinéma. Résultat, on a droit à un florilège de chansons jazz et de musiques classiques qui agrémentent le film d'une façon très agréable. On voit bien que New-York est isolé du reste des Etats-Unis. En réalité, New-York rassemble les bons côtés de l'Amérique avec un style européen. Le "mauvais" (si on peut dire ça) du film, c'est la détestation de l'élite new-yorkaise, bobo, artiste et intellectuelle, du reste de l'Amérique. Dénigrement du paysan bouseux, raciste et pour l'avortement du middle-west. En fait, dénigrement du reste de l'Amérique tout court. Boris se fout de la gueule de Melody en ironisant sur les barbecues au bord du lac et les bals de fin d'année. Dans Whatever Works, il n'y a que des citadins accros aux vernissages. Il faut aussi comprendre les références culturelles de Woody Allen, difficiles si on est pas initiés.

Mais Allen, c'est d'abord une philosophie de vie. Pour avoir lu un de ses livres : Dieu, Shakespeare et moi, il est perpétuellement angoissé par l'idée de mourir un jour, se pose chaque jour des questions existentielles sur la mort, Dieu, le paradis, l'amour, le sexe. Et c'est drôle. Pour moi, Woody Allen a été, est et restera un grand acteur, réalisateur et scénariste. Il a réussi a faire un film ancien, avec un cachet, un film d'auteur. D'ailleurs, il n'aime pas mettre beaucoup de budget dans ses films, et ça se ressent : il met plus l'accent sur le jeu d'acteur et les dialogues percutants.

Mais au fait, quelle est la traduction de "Whatever works ?" c'est : "le tout, c'est que ça marche". La morale du film, c'est : profitez de la vie, car l'important est que ça roule.

mercredi 20 mai 2009

MILLENIUM.


On pourrait dire que le film dure des millénaires, mais c'est faux. Millénium le film passe comme une crème glacée, on s'attache aux personnages, on suit attentivement l'intrigue, mais les scènes choquantes nous font mal à la tête, comme une glace trop froide.
C'est l'histoire complexe d'un journaliste (Mikael Blomkvist) inculpé pour diffamation, renvoyé de son journal (Millénium). Avant de passer son temps en prison, Henrik Vanger, un ex-PDG du Vanger Group, décide d'engager Mikael pour enquêter sur la mort/disparition d'Hariett Vanger, sa nièce.
La famille Vanger est juste une bande de gros tarés. 3 nazis dans la famille, des meurtres, des suicides, des incestes, des viols, bref, j'aimerai pas m'appeler Alice Vanger.
Au cours de ses recherches, Blomkvist se fait pirater son ordinateur par Lisbeth. Lisbeth est la jeune fille avec des piercings partout, des cheveux de jais tombant sur son visage pâle (ugh), une allure fantomatique, des colliers de chien autour du cou, une vraie gothique pure souche.
Elle est surdouée. Possède une mémoire photographique. Elle est fascinante : tantôt agressive, masculine, virile, et à la fois fragile, discrète, intelligente, sexy.
Lisbeth et Mikael travaillent ensemble pour trouver la clé du mystère Hariett.
Qui, de la famille Vanger, est inculpé dans sa disparition ?

J'avais vraiment envie de voir ce film. J'aime bien les films noirs, les thrillers intelligents et finement menés, et surtout avec des caractères bien trempés et charismatiques. Je ne m'attendais pas du tout à voir autant de scènes choquantes, par contre. Il y a des séquences vraiments dures, notamment celle du viol de Lisbeth par son tuteur. Dans ce film se trouve tout ce que l'être humain peut faire de plus horrible, de plus immonde : des meutres sanglants, des brûlés, des accidents de voiture, des mutilations, incestes, viols, enfermement, chantage.
Ames sensibles s'abstenir. Surtout.
Néanmoins, Cependant, certes, mais ! l'histoire est très intéressante, les recherches sont palpitantes, on suit les investigations des deux personnages comme si on faisait partie du film, comme si on vivait, nous aussi, les découvertes et déconvenues qu'ils vivent, eux.
Les décors sont glauques, sombres, noirs, vides, silencieux. C'est la Suède et ses îles perdues. Sa brume et son eau gelée. Son froid glacial et ses pierres sèches. C'est aussi des vieilles maisons en bois où on entend le vent souffler comme des fantômes errants.
Millénium, c'est aussi la ville, ou plutôt la jungle urbaine. On s'y fait agresser, on ne se regarde pas les uns les autres, les bus et les métros sont entourés d'halos de lumière artificielle. On ne s'y sent pas en sécurité, on est entourés par des ordinateurs, et, peu à peu, on se prend nous-mêmes pour des créatures virtuelles.
Ce film est totalement déshumanisant. Il est complexe et noir, mélancolique et brutal. La fille est une anti-héroine par exellence : tatouée, piercée, cheveux coupés et seins quasi-inexistants. Elle se trimballe avec son ordi portable, fume cigarette sur cigarette et boit des litres de café. Elle couche avec des hommes et des femmes. Bref, c'est pas une nana sur laquelle les hommes fantasment et sur qui les femmes jalousent. Il s'agirait plutôt d'un rebus de la société actuelle, d'une âme errante. Soit on la déteste soit on l'adore. Les gens sont dégoûtés par son acoutrement : c'est sa personnalité qu'elle affiche.

Je conseille d'aller le voir, sauf pour ceux qui aiment les histoires d'amour magnifiques, les happy ends et la niaiserie. Pour ceux qui veulent de la légèreté, allez voir Confessions d'une accro du shopping, c'est plus dans le ton.

Y'a une chose qui est sûre... Lisbeth est cool.