samedi 29 septembre 2007

Nymphe d'Automne, sa Dolly.


Viens de finir Lolita. Oh, M.G, Nabokov, que diable ! quel style !
Un haut-le-coeur, des nausées et un frisson en finissant ce livre. Il m'a laissé un goût amer dans la bouche, une odeur rance dans les veines, il m'a secoué. Oh Lolita ! ta nymphessence divine aura donc à tout jamais terni le coeur de ce pauvre Humbert Humbert !
J'avais prévu, tout de même, une fin moins arrachée, même si l'hommage est terrible. Lolita, le feu de ses reins, est une oeuvre sublime, disproportionnée et terriblement brouillonne, mais qu'importe. J'en ai fini avec les sentiments d'un pédophile fou et amoureux, et je ne peux le conseiller aux âmes trop sensibles, et aux jeunes personnes encore trop dénuées de vocabulaire littéraire, grouillant comme des insectes sous un rocher.
Oh Lolita ! malgré toutes les descriptions, métaphores et comparaisons de ta personne, Mr.H n'aura su déceler en toi ta vraie personnalité. Il n'aura su émettre en toi une once de bonheur ni de joie.
Ce bouquin tient compte de deux personnages en auto-destruction permanente, même si le renouvellement et la résurrection automatique de Lo en aura mis plus d'un bouche bée. C'est un petit phoenix, qui, avouons-le, passionne et intrigue.
Il a crevé d'amour, de haine et de maladie, Lolita. Ce héros lucide et dépravé nous est finalement singulier et attachant.

Al'.

mercredi 26 septembre 2007

Entrez dans L'Al'-côve.

Alcôve n. f.
( Le mot arabe al qubba' désignait d'abord une coupole, puis une petite chambre contiguë. En ancien français, le mot alcube, acube ou ancube (XIIIe s.) se rapporte à une tente. Sous l'influence de l'espagnol alcoba, le mot se rapporte à un renfoncement dans une chambre : alcove en 1646. Le mot espagnol montre une hésitation sur la prononciation ou la graphie du b et du v. Ces deux phonèmes n'étaient pas encore vraiment fixés en castillan, d'où le portugais alcoba ou alcova, l'italien alcovo. En revanche, l'anglais alcove, le néerlandais alkoof (avec un o long), l'allemand Alkoven procèdent du français. Le mot est des deux genres en 1694, masculin chez Furetière, en 1718 pour l'Académie. Il devient régulièrement féminin en 1762 après une hésitation, mais Féraud note encore le masculin en 1787 dans le Midi. L'accent circonflexe est analogique des accents de majesté ou d'emphase (trône, prône), il est introduit en 1798 et il modifie la prononciation. Une forme alcouve est signalée par l'Académie en 1694. )


Bref. Si vous avez la flemme -et je vous comprend- de lire ce charabia étymologique, sachez que je ne vous en veux pas.
Alcôve, pourquoi ?
Secret d'alcôve. J'aime me dire fille mystérieuse.
Et puis pour le jeu de mot : je m'appelle Alice, mon surnom c'est Al', Al'-côve.
J'aime la vie, Vincent, mes amis, ma mère, le chocolat, les chats et le rouge. En gros.

Enjoy !
aL'.