mercredi 8 juillet 2009

BYE BYE, Blackbird.

Comme on peut le remarquer, Johnny Depp a toujours la classe et a toujours le béguin pour les french ladies. Dans le film on peut aussi voir Christian Bale et Marion Cotillard.
Public Enemies, c'est un film de Michael Mann, qui raconte l'histoire d'un mec qui s'appelle Johnny (ça n'a pas du lui changer de d'habitude) un espèce de gentil braqueur, plus violent que Bruce Willis dans Bandits mais pas avec l'accent manouche de Brad Pitt dans Snatch (je conseille ce film, d'ailleurs !). Il traîne avec sa bande de copains, dont il est le leader. Les flics lui courent après... et c'est tout. Comme scénar', y'a pas plus basique que les bons contre les méchants. Le chef des méchants est populaire car beau, gentil avec les gens et drôle. Le chef des gentils est aussi populo, mais tenace et réglo (enfin, presque). Bon, sincèrement, je m'attendais à mieux. J'adore Johnny Depp et sa façon de se coller, de jouer ses personnages à la perfection. Son jeu est une merveille, ses expressions sont impeccables, bref c'est un grand acteur. Quant à Christian Bale (alias Batman) il a du potentiel de bogossitude, il conserve un air noir, ténébreux. Mais comparé à Johnny, il semble un peu fadasse. Autre chose concernant les acteurs : Johnny Depp et Marion Cotillard forment vraiment un magnifique couple de cinéma. Quand je dis qu'il va bien avec les françaises ! J'avais déjà vu la Môme. C'est une actrice très douée et qui a de l'avenir. A part les acteurs qui sont parfaits, on s'emmêle un peu avec l'histoire. C'est qui le mec qui s'est fait tuer, là ? C'est un braqueur ou un flic, çui-là ? Mais attend ils étaient pas en taule ?
La façon de filmer de Michael Mann est très particulière. Dans tous ses films c'est pareil. Même façon de filmer que dans Collatéral (avec Tom Cruise). Il filme au niveau des visages, fait des gros plans toutes les 5 minutes. Pas d'effets. Pas de plan du ciel, de plan au niveau du sol, pas de ralenti, on ne "tourne pas autour du personnage" (je manque cruellement de vocabulaire de caméraman), pas d'effets spéciaux, rien, nada, niet. Même pas de léger ralenti ! Pas de retouche d'image ! L'impression, c'est nous, prenant une caméra et filmant la scène. C'est comme un film amateur. Du coup, on a mal aux yeux et on a la tête qui tourne. (mais on est pas dans Cloverfield, où LA, j'ai vraiment failli vomir). Les scènes d'action et de "guns" sont trop longues, y'a trop de fusils et trop de bruits. Et ne croyez pas que c'est l'opinion d'une chochotte de fille qui aime pas l'action et le sang ! Que nenni ! J'abhorre considérablement les films américains qui sortent chaque année, se prétendant "comédie romantique"
avec une fin qu'on sent 1h30 avant. Là c'était trop.
Au niveau esthétique, je suis épatée. Les décors sont fabuleux, et les détails ! Chaque objet appartient à l'époque : la montre gousset, les chaises, les tableaux, la rue, les enseignes de magasins, tout est parfaitement calculé pour vous plonger dans une atmosphère particulière.
Quant aux costumes... Johnny a la classe, comme on peut le remarquer sur l'affiche.
Je le redis, mais je m'attendais à mieux. Un peu déçue. Enorme coup de coeur pour les acteurs. Mais film un peu long. Un dernier point : la bande originale, fait de classiques jazz comme Bye Bye, Blackbird.

jeudi 2 juillet 2009

Un Russel chevelu, un Larry poilant et un Cassel méconnaissable.

TEUHEU TEUHEU.
Ce blog prend la poussière.
Il est temps de faire le ménage ! Que direz-vous de 3 bonnes critiques de derrière les fagots ?
Avant de commencer, j'aimerais remercier l'inventeur-trice de la fête du cinéma, car depuis samedi j'ai vu 3 films !
Voilà voilà.

Alors, on commence par l'adaptation au cinéma de la série Les Lascars, anciennement diffusée sur Canal +.

Personnellement, je ne m'attendais pas à un casting de voix si prestigieux pour un dessin animé : Vincent Cassel, Diane Kruger, Omar & Fred, Diam's, enfin que des people quoi. Le résultat ? un film drôle, cocasse et réaliste. Pour me mettre dans le bain, j'ai regardé de nombreux épisodes de la série. Ce sont des petits épisodes de 2 min maximum, qui traite des gens dans les cités, plus particulièrement des jeunes, bien sûr. Des dialogues percutants, un bon rythme, malgré quelques longueurs, parfois...que des situations burlesques, et le verlan, et les expressions genre "tranquille le chat" ou "baltringue"... esthétiquement aussi, c'est très réussi. Le dessin est fluide, les couleurs sont vives, les plans sont bien construits. Quand à la musique, rien à dire ! On a même droit à la ptite chanson avec Vincent Cassel qui chante, à la fin ! Bon, c'est plus drôle avec les dessins, mais les paroles sont pas mal =D http://www.youtube.com/watch?v=E-tk8bknNtY&eurl=http%3A%2F%2Fexclusive%2Dvideo%2E20minutes%2Dblogs%2Efr%2Farchive%2F2009%2F06%2F22%2Fpetit%2Dbonhomme%2Dvert%2Dles%2Dlascars%2Dfull%2Dversion%2Ehtml&feature=player_embedded

Bref, c'est sympa et on se prend d'amitié avec la dream team du ghetto !

Second film : Jeux de pouvoir, avec Russel Crowe et Ben Affleck comme guests stars.




Jeux de pouvoir, c'est l'histoire d'un journaliste joué par Russel Crowe, enquêtant sur le meutre de la maîtresse d'un homme politique (joué par Ben Affleck). Ben Affleck se trouve être le copain de Ru-ru dans le film, ce qui complique considérablement les choses. Lorsqu'un journaliste se confronte à une situation compliquée, que doit-il faire passer en premier, son amitié ou sa conscience professionnelle ? Lorsqu'un homme politique se voit pris dans un scandale, doit-il cacher ou révéler la vérité ?

Russel Crowe est évidemment brillant, mais il a pris du poids et des cheveux. Prenez une photo de lui jouant dans Gladiator et une photo dans Jeux de pouvoir, y'a une sacrée différence. Cependant cela reste un très bon acteur, contrairement à Ben Affleck qui ne se bonifie pas avec le temps. J'ai trouvé son jeu trop basique et trop mou. Outre ces deux stars, un petit plus pour Rachel McAdams, qui joue une journaliste en herbe. Je l'ai beaucoup apprécié (tu m'étonnes, dixit ma petite voix, tu t'es totalement identifié au personnage !) M'enfin, comme dirait Gaston.

Le film traite de la relation oedipienne (ouaouh, une référence littéraire exagérée et pompeuse) entre le monde du journalisme et le monde de la politique. Ils sont extrêmement liés, mais ne se comprennent pas toujours. Il parle aussi de sujets d'actualité, comme la vie privée dévoilée des politiciens, la montée d'internet face au journal papier.

Ce film m'a fascinée, car je veux toujours devenir journaliste, et que ce film montre bien les bons et les mauvais côtés de ce métier. La passion d'écrire mais aussi les contraintes du temps. Un long-métrage intéressant, qui fait réfléchir. Du suspense, de l'action et des bons acteurs : que demander de plus ?

Moi, ce que je demande de plus... c'est le dernier Woody Allen ! Whatever works.

Woody Allen est mon réalisateur préféré. Pourquoi ? ce mec est un génie, dans son genre. Il sort des films différents chaque fois, mais qui portent sa patte. Car il y a un style Allen. De l'allenisme, un genre allenien. Dans ces films, il y a souvent de l'humour, mais pas à chaque fois. Souvenez-vous de Match Point, un drame qui n'avait rien de comique. Dans ces films, il y a des filles, et pas n'importe lesquelles : des muses, des déesses, des fées créatrices et au fort caractère, mais pas à chaque fois. Dans Whatever Works, Evan Rachel Wood joue une jeune fille, Melody, qui aurait très bien pu apparaître dans Candide de Voltaire. Dans ces films, il y a surtout un héros qui lui ressemble et même parfois, c'est Woody qui joue. Se trouve aussi des dialogues bourrés d'humour, de burlesque, un humour fin, cynique, pessimiste et angoissé, mais un humour qui donne la joie de vivre.

C'est l'histoire de Boris Yellnikoff, un homme âgé vivant depuis toujours à New York City, un pur new-yorkais. On connait la passion de Woody Allen pour New-York. C'est une de ses muses. Boris a raté son mariage avec sa belle et intelligente femme, a raté son prix nobel de physique et même son suicide. Après quoi, il a boité. Il a des théories sur un peu tout, se prétend très intelligent et très au-dessus de la moyenne. Ce qui est sûrement vrai... mais ça le rend exécrable. Il est à la fois cynique, sarcastique, ironique, cruel avec tout le monde et surtout les enfants à qui il apprend les échecs. Ce mec déteste la race humaine et tout ce qu'elle fait. Pour lui, l'humanité est condamnée. Ah, j'oubliais : il est aussi hypocondriaque, maniaque, a des crises nocturnes et un misanthropisme (du grec misos, hair, et anthropos, humain.) exacerbé. Mais on l'aime quand même ! Parce qu'il est drôle et qu'il déteste tout ce que les gens aiment habituellement. Une nuit, ce curieux personnage reçoit la visite d'une jeune fille du Mississipi, Melody, qui s'est enfuie de chez ses parents. Après quelques remontrances, il décide de l'héberger un jour ou deux... qui deviennent des mois, et puis des années. Car le destin veut qu'ils tombent amoureux, ou plutôt que la naive Melody tombe amoureuse du brillant physicien, ou que l'homme au Q.I supérieur épouse l'ingénue à qui il se charge de faire l'éducation intellectuelle. Ensuite, vient sa mère, qui se découvre artiste-photographe, puis son père qui se découvre homosexuel, et enfin la séparation, qui ne pouvait décidément pas durer. Entre lui et elle, il y a des décennies d'écart, mais l'amour est aveugle...

"Et quel âge as-tu ?"

" 21 ans."

"Oui, c'est ça, 21 ans ! et moi je joue pour les Yankees !"

"Tu boitais déjà, quand tu jouais chez les Yankees ?"


Ce film est un pur Woody Allen. Il est trompettiste dans un groupe de jazz, à New-York bien sûr. C'est sa deuxième passion après le cinéma. Résultat, on a droit à un florilège de chansons jazz et de musiques classiques qui agrémentent le film d'une façon très agréable. On voit bien que New-York est isolé du reste des Etats-Unis. En réalité, New-York rassemble les bons côtés de l'Amérique avec un style européen. Le "mauvais" (si on peut dire ça) du film, c'est la détestation de l'élite new-yorkaise, bobo, artiste et intellectuelle, du reste de l'Amérique. Dénigrement du paysan bouseux, raciste et pour l'avortement du middle-west. En fait, dénigrement du reste de l'Amérique tout court. Boris se fout de la gueule de Melody en ironisant sur les barbecues au bord du lac et les bals de fin d'année. Dans Whatever Works, il n'y a que des citadins accros aux vernissages. Il faut aussi comprendre les références culturelles de Woody Allen, difficiles si on est pas initiés.

Mais Allen, c'est d'abord une philosophie de vie. Pour avoir lu un de ses livres : Dieu, Shakespeare et moi, il est perpétuellement angoissé par l'idée de mourir un jour, se pose chaque jour des questions existentielles sur la mort, Dieu, le paradis, l'amour, le sexe. Et c'est drôle. Pour moi, Woody Allen a été, est et restera un grand acteur, réalisateur et scénariste. Il a réussi a faire un film ancien, avec un cachet, un film d'auteur. D'ailleurs, il n'aime pas mettre beaucoup de budget dans ses films, et ça se ressent : il met plus l'accent sur le jeu d'acteur et les dialogues percutants.

Mais au fait, quelle est la traduction de "Whatever works ?" c'est : "le tout, c'est que ça marche". La morale du film, c'est : profitez de la vie, car l'important est que ça roule.

mercredi 20 mai 2009

MILLENIUM.


On pourrait dire que le film dure des millénaires, mais c'est faux. Millénium le film passe comme une crème glacée, on s'attache aux personnages, on suit attentivement l'intrigue, mais les scènes choquantes nous font mal à la tête, comme une glace trop froide.
C'est l'histoire complexe d'un journaliste (Mikael Blomkvist) inculpé pour diffamation, renvoyé de son journal (Millénium). Avant de passer son temps en prison, Henrik Vanger, un ex-PDG du Vanger Group, décide d'engager Mikael pour enquêter sur la mort/disparition d'Hariett Vanger, sa nièce.
La famille Vanger est juste une bande de gros tarés. 3 nazis dans la famille, des meurtres, des suicides, des incestes, des viols, bref, j'aimerai pas m'appeler Alice Vanger.
Au cours de ses recherches, Blomkvist se fait pirater son ordinateur par Lisbeth. Lisbeth est la jeune fille avec des piercings partout, des cheveux de jais tombant sur son visage pâle (ugh), une allure fantomatique, des colliers de chien autour du cou, une vraie gothique pure souche.
Elle est surdouée. Possède une mémoire photographique. Elle est fascinante : tantôt agressive, masculine, virile, et à la fois fragile, discrète, intelligente, sexy.
Lisbeth et Mikael travaillent ensemble pour trouver la clé du mystère Hariett.
Qui, de la famille Vanger, est inculpé dans sa disparition ?

J'avais vraiment envie de voir ce film. J'aime bien les films noirs, les thrillers intelligents et finement menés, et surtout avec des caractères bien trempés et charismatiques. Je ne m'attendais pas du tout à voir autant de scènes choquantes, par contre. Il y a des séquences vraiments dures, notamment celle du viol de Lisbeth par son tuteur. Dans ce film se trouve tout ce que l'être humain peut faire de plus horrible, de plus immonde : des meutres sanglants, des brûlés, des accidents de voiture, des mutilations, incestes, viols, enfermement, chantage.
Ames sensibles s'abstenir. Surtout.
Néanmoins, Cependant, certes, mais ! l'histoire est très intéressante, les recherches sont palpitantes, on suit les investigations des deux personnages comme si on faisait partie du film, comme si on vivait, nous aussi, les découvertes et déconvenues qu'ils vivent, eux.
Les décors sont glauques, sombres, noirs, vides, silencieux. C'est la Suède et ses îles perdues. Sa brume et son eau gelée. Son froid glacial et ses pierres sèches. C'est aussi des vieilles maisons en bois où on entend le vent souffler comme des fantômes errants.
Millénium, c'est aussi la ville, ou plutôt la jungle urbaine. On s'y fait agresser, on ne se regarde pas les uns les autres, les bus et les métros sont entourés d'halos de lumière artificielle. On ne s'y sent pas en sécurité, on est entourés par des ordinateurs, et, peu à peu, on se prend nous-mêmes pour des créatures virtuelles.
Ce film est totalement déshumanisant. Il est complexe et noir, mélancolique et brutal. La fille est une anti-héroine par exellence : tatouée, piercée, cheveux coupés et seins quasi-inexistants. Elle se trimballe avec son ordi portable, fume cigarette sur cigarette et boit des litres de café. Elle couche avec des hommes et des femmes. Bref, c'est pas une nana sur laquelle les hommes fantasment et sur qui les femmes jalousent. Il s'agirait plutôt d'un rebus de la société actuelle, d'une âme errante. Soit on la déteste soit on l'adore. Les gens sont dégoûtés par son acoutrement : c'est sa personnalité qu'elle affiche.

Je conseille d'aller le voir, sauf pour ceux qui aiment les histoires d'amour magnifiques, les happy ends et la niaiserie. Pour ceux qui veulent de la légèreté, allez voir Confessions d'une accro du shopping, c'est plus dans le ton.

Y'a une chose qui est sûre... Lisbeth est cool.

mardi 7 avril 2009

Mouvizzes.

Yep, je vais parler aujourd'hui de deux films intéressants. L'un n'est plus à l'affiche, ou peut être l'est-il dans quelques cinémas, et l'autre vient à peine de sortir.

Le premier, c'est La Vague, par Dennis Gansel.

Il s'agit d'une expérience qui tourne au tragique. Tout commence par une coincidence, un accident de parcours : c'est la semaine de la démocratie en Allemagne, et dans les lycées on apprend toutes les formes de "-ie" possibles : autocratie, démocratie, anarchie... Un prof, sûrement le plus cool du bahut (tous les élèves l'appellent par son prénom) voulait à tout prix enseigner l'anarchie à ses élèves, lui qui roule à fond le matin avec "Rock'n'roll high school" comme bande son.
Néanmoins, le hic, cependant, MAIS ! il se retrouve avec le sujet qu'il déteste, l'autocratie. Ou, en gros, il faut apprendre aux élèves ce qu'est une dictature...
Mais le prof ne se contente pas d'apprendre aux élèves la définition de l'autocratie, ses causes et ses conséquences : non, il rend VIVANT son expérience. La classe va devenir une petite société hiérarchisée et disciplinée, possédant son propre logo (une vague déferlante), son propre nom "La Vague", son propre uniforme (chemise blanche et jean pour tout le monde), un site web, etc.
Et la Vague va se propager, devenir de plus en plus grande, plus forte, plus dévastatrice : le prof coolos se transforme en petit dictateur, les élèves discriminent ceux qui ne rejoignent pas "la Vague", ils inventent même un geste pour se reconnaître... levez la main en la courbant vers le bas, faites le geste d'une vague s'éclatant sur la mer en descendant, puis finissez avec la main en allant tout droit.
Bien sûr, cela ressemble, et c'est un euphémisme, au fascisme, et plus précisément au nazisme. Dans un pays comme l'Allemagne, où les enfants et adolescents d'aujourd'hui sont culpabilisés, surinformés sur ce qui s'est passé dans leur pays, ce qui est une bonne chose en soi, et bien même informés sur comment cela s'est déroulé et ce que cela a entraîné : l'expérience réussit.
Ce film est choquant. Et très intéressant d'un point de vue sociologique : comment arriver à une telle démesure dans l'horreur, dans un pays comme l'Allemagne, en 2008, avec toutes les informations que l'on possède sur la 2nde guerre mondiale ?
On se dit : "c'est horrible. Affreux. Mais arrêtez, bon sang !" on a envie d'ouvrir grand les paupières de tous les gosses, qui dénigrent leurs anciens amis, se mettent à être violents, racistes.
Peu de films son aussi bien faits dans leur réalisation, bien montés dans leur scénario, tout en démontrant par a + b que cela est toujours possible. Ce qui rend le monde effrayant. Ce qui nous donne aussi, par la même occasion, de nous battre pour que cela n'arrive plus jamais.

Le second : Prédictions, par Alex Proyas.


Avec Nicolas Cage, qui cumule les navets ces temps-ci, je dois dire. Le scénario, franchement, je l'ai trouvé bien. Etant une grande fan des films catastrophes, style "aaah, il y a un gros accident sur la planète, les éléments se déchaînent et tout le monde va crever", moi, ça m'éclate.
C'est l'histoire d'une école, en 1959, où les enfants sont invités à mettre dans une capsule temporelle des dessins, 'fin ce qu'ils veulent, pour que d'autres enfants, 50 plus tard (en 2009, si vous suivez) les découvrent. Une petite fille, Lucinda Embry, en 1959, ne fait pas de dessin. Elle écrit sur une feuille une série de chiffres, qui n'ont, comme ça, aucun lien entre eux. La gamine est space, elle entend des voix, se gratte les ongles jusqu'a ce qu'elle saigne. Bon.
En 2009, le fils de Nicolas Cage qui s'appelle Caleb, se retrouve comme par hasard en possession de ladite feuille. Comme par hasard, Nicolas Cage est astrophysicien au MIT, il s'intéresse à cette ****** de feuille, et découvre, ô Gosh ! que c'est en réalité une série d'évènements catastrophiques passés et à venir.
Là s'ensuit des évènements horribles, là Alice est contente, elle se dit "chui pas venue pour rien, y'a des effets spéciaux de malade, c'est genre Le jour d'après", elle ronronne de frayeur.
MAIS (et il y a un mais, sinon ce serait pas drôle) la fin... comment dire.
Nicolasseuh, il rencontre la fille de Lucinda Embry, qui elle-même a (comme par hasard) une fille de l'âge de Caleb, qui se nomme ... je sais plus.

CEUX QUI VEULENT VOIR LE FILM SONT PRIES DE NE PAS REGARDER LA SUITE. MERCI. ( MAIS BON VOUS POUVEZ LE LIRE, J'AI PAS ECRIT CA POUR RIEN).

Voilà, après, en gros, y'a des extraterrestres, en fait Caleb et la petite fille de Lucinda, ce sont, je cite "les éluuuus" genre Néo dans Matrix, mais version couche-culotte et dessins animés. C'est la fin du monde, le soleil fait une éruption cutanée, et OUPS, crame tout le monde sur la surface de la planète, sauf, bien sûr (si vous suivez) Caleb et truc-nuche qui sont enlevés par des extra-terrestres. Ils sont sauvés ! Alleluia me dis-je. Et je ne crus pas si bien dire.
La dernière scène, (mondieumondieumondieu) les deux enfants, vêtus tous deux de blanc, courrent dans un champ de blé magnifique. On sent le truc "il n'y a qu'EUX sur cette planète" parce que c'est pas la terre, on vient de la voir exploser. Donc c'est une autre planète, un petit peu plus loin sur la gauche (nan je déconne). Alors voilà, je disais, dernière scène, ils courrent vers quoi, vers quoiiii ? je vous le donne en mille : un énorme arbre blanc scintillant. HEM. Ne me dites pas qu'ils vont vers l'arbre de la connaissance du bien et du mal ? Ben si. Si j'ai bien retenu mes leçons de catéchisme, il se situe dans le jardin d'éden, avec une petite histoire comme quoi, si mes sources sont bonnes, une certaine Eve aurait grignoté une chtite pomme, tout ça sous l'influence d'un serpent qui passait par là.
Là, c'est trop. Mélanger la physique, le don de voyance, les extraterrestres, la chrétienté, dieu, l'univers, le soleil qui va tous nous brûler dans un seul film...

Eléments divers et variés qui ont attirés mon attention :

1) Les extraterrestres donnent des lapins aux gosses, quand ils vont vers la nouvelle planète. Deux lapins blancs albinos. Quésako ? Pourquoi des lapins ? Pourquoi ils n'ont pas fait une sorte d'arche de Noé bis ?
2) Si on suit la logique débile du film, si le fils de Nicolas Cage est une sorte d'Adam, alors Nicolas Cage est... Dieu ! Et là, on dira plutôt : O mon Nicolas Cage.
3) La morale du film : on peut être astrophysicien au MIT, et croire en l'univers, les extraterrestres et au paradis en même temps.
4) J'aimerais savoir ce que le réalisateur a pris avant de dormir / pour se shooter / qu'est ce qu'il a bu / avant d'écrire le scénario.


Voilà. A bientôt pour d'autres aventures cinématographiques !
Al'.

dimanche 8 mars 2009

Good Milk.


MILK. Du lait, quoi. Du grand lait !
Gus Van Sant nous sort un film d'une grande richesse, d'une géniale subtilité, d'un extraordinaire sens de la vie. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, malgré la longueur - tous les critiques de cinéma sont unanimes, ce film est un chef-d'oeuvre. En ce moment, les grands du 7ème art sont de sortie : Clint Eastwood, Sean Penn... Harvey Milk. Jamais entendu parler auparavant. Pourquoi y a-t-il tellement de recoins de l'histoire que l'on ignore encore ? Le grand pouvoir du cinéma, c'est de nous les faire découvrir. C'est l'histoire de... Harvey, le gay. Celui qui s'est "caché au fond d'un placard", placard dont il finit par sortir pour se dévoiler au grand jour. C'est le premier politicien américain ouvertement homosexuel. Militant pour les droits civiques de ceux encore au fond du placard, Harvey Milk a été le conseiller municipal qui, j'en suis sûre, s'est le plus battu pour obtenir son poste. Deux points : - Tout d'abord, la réalisation. Gus Van Sant possède une patte, un style, une signature. Tous ces films comportent des ralentis sans musique, des rues, et des sentiments contradictoires. Tous ces films ont une atmosphère de dénuement, de vide, de vrai. Il va à l'essentiel, se débarrasse des objets, des choses matérielles inutiles, il ne garde que l'important, le principal, et au fond ce qui nous intéresse vraiment : ce qu'on fait de sa vie, autrui, les sentiments, ce qu'on est et ce qu'on désire être. Ce Gus construit un long-métrage qui est un véritable travail de réalisation. Un procédé que je n'avais jamais vu auparavant, qui m'a impressionné : le réalisateur a mélangé des images, des vidéos d'archives de l'époque (années 70-80), de San Francisco, des défilés, des fêtes, mais aussi des archives des journaux télévisés, des attentats. Il a réussi à combiner les deux, le réel et le cinéma, et on ne sait plus très bien où on se situe. Le cinéma devient réel, la réalité s'impose à la fiction. Un boulot de maître, vu que les vidéos s'accordent très bien avec le film lui-même, malgré le flou des anciennes vidéos. - Ensuite, l'interprétation. Sean Penn s'est métamorphosé. Il est très, très doué. Il est émouvant, passionnant, captivant, impressionnant. Into the wild était génial. C'est Sean Penn qui l'a réalisé.

Du grand lait... pour nos grandes gueules.

mercredi 4 mars 2009

A prononcer "Nauleu-dé".

Emil Nolde est un expressionniste allemand. Il s'est beaucoup inspiré des impressionnistes français, de Van Gogh, Matisse et d'Edvard Munch le norvégien. Les affiches d'une de ses toiles sur la mer envahissant promptement tout Montpellier, j'ai décidé d'y aller en grande curieuse que je suis.
Je n'ai pas été déçue. Ses peintures sont extrêmement colorées, vivantes, mouvantes. On dirait qu'elles expriment leur liberté. Ces peintures sont dotées de vie : elles bougent, dansent, se donnent en spectacle. Le visiteur est surpris par le balancement du peintre entre un coup de pinceau fin, ordonné et sans plis, et entre des toiles très vivaces, constituées de gros coups de pinceau, bien appuyés, visibles à l'oeil nu, plus visibles que l'ensemble de la peinture.
Cela peut d'ailleurs devenir un "défaut" : en effet, les traits sont t
ellements grossiers sur la toile que la peinture devient enfantine. Dans l'impressionnisme comme dans l'expressionnisme, il faut savoir s'éloigner pour mieux savourer les traits.
En 1909, Emil Nolde rêve de fonder un groupe de peintres qui réunirait Munch, Matisse, Holder... ce groupe ne verra jamais le jour.
Coups de coeur : Jour de moisson, Portrait du peintre Schmidt-Rottluff, Devant un verre de vin.
Les toiles paraissent effrayantes, sur certaines : des yeux exorbités sont collés sur des faces vertes, roses pâles, jaunes... il y a une grande peinture dérangeante, au milieu de l'exposition. Il s'agit de la Vie du Christ. On voit un grand jésus, blafard, tailladé, allongé. Comme Le cri de Munch, sauf que c'est Jésus. Figures allongées, pommettes rouge
s et saillantes.
Un peu plus loin se trouve des petites toiles magnifiques : notamment une très simple, qui s'intitule "Ciel étoilé" me faisant penser à un autre ciel étoilé, celui-ci :

Dans une autre partie de l'expo, il peint des familles Papoues, des indigènes de Nouvelle-Guinée... sublime séries de portraits d'hommes et de femmes du Pacifique.
Van Gogh toujours, petite série de peintures sur les tournesols. Ensuite, on voit les toiles sur le thème de la mer : de la mer calme d'un dimanche après-midi à la mer nordique déchaînée.

Bref, une exposition très réussie, un Nolde en forme (mouarf).
Traits vivants...

lundi 2 mars 2009

Doubt.


Doute.
Etrange sentiment, qui fait l'objet d'un film. Une tension perceptible, une rumeur qui enfle, ce petit quelque chose qui ne va pas. Une impression, une sensation, que la vérité n'est pas établie.
Il s'agit d'un film sur la pédophilie en milieu saint. Ça peut choquer, et, en effet, ça choque ; Comment réaliser un long-métrage sur ce sujet, sans verser dans l'horreur, la tragédie sur-développée ou le pathos glauque ? Le père Flynn, un père de la paroisse joué d'une façon admirable par Philip Seymour Hoffman, celui qui joua Truman Capote dans le film du même nom, est accusé d'attouchements sur un jeune garçon de 12 ans. Meryl Streep, remarquable dans son rôle de directrice mégère, qui voit tout et qui contrôle tout, a l'air moins naive que les autres. Elle le dit : "j'ai besoin d'être plus rusée qu'un renard" pour faire son métier. Un jour, alors qu'une consoeur, Soeur James, pressent quelque chose de louche (des indices, des preuves, des impressions) elle le dit à Soeur Aleysius (Meryl Streep) qui se charge de l'affaire. Elle ira au devant de tout le monde pour faire valoir son droit d'expression : cet homme, que l'on croit bon, a t-il commis le pire ?
Le film est coupé en trois parties distinctes, débutées par un serment du Père Flynn. 3 serments qui décrivent l'évolution du film : le premier porte sur le doute, le second sur la tolérance, le troisième sur les adieux.
On ne saura pas. C'est à nous de composer notre propre décision. Laisserons-nous prendre au doute, comme l'a fait Soeur Aleysius, ou rejetterons-nous nos peurs les plus enfouies, pour rechercher la simplicité, comme le fait Soeur James ?
Il y a une scène magistrale où Le prêtre et la directrice se crient dessus, chacun voulant faire croire l'autre. "Vous mentez". N'arrête-elle pas de dire. Dans ce bureau vert, les deux protagonistes se tournent autour comme des chats enragés, l'un désirant incarner l'innocence, l'autre la justice.
Un bon film, bien filmé. Quelques longueurs toutefois. Une fin en queue de poisson mais le scénario est bien mené.

dimanche 18 janvier 2009

Sept Vies.


"Dieu créa la Terre en sept jours. Et en sept secondes, il détruisit la mienne."
Voici les premières paroles du film "Sept Vies" avec Will Smith et Rosario Dawson, réalisé par Gabriele Muccino.
Le problème que je rencontre en écrivant la critique de ce film, c'est que si vous désirez le voir, vous ne pouvez pas la lire. Pourquoi ? tout simplement parce que sinon, je révèle le film. C'est bien simple, on ne comprend sa trame, son scénario qu'à la dernière demi-heure. On passe le reste du temps à s'émouvoir et à se questionner en même temps.
J'ai failli pleurer 4 fois durant le film. C'est très émouvant, très très émouvant, parfois choquant.
Will Smith donne tout de lui-même. C'est un excellent acteur qui sait jouer le mec gentil mais pas neuneu. Qui sait sourire tout en nous faisant pleurer.
Bon, point faible, c'est long. Très long : 2h03. Mais bizarrement, je ne me suis pas ennuyé. En fait, on se détend, on se repose, mais on ne s'ennuie pas parce que le mystère du personnage central nous tient en haleine. On essaye de comprendre.
Pour info, celui qui a réalisé "Sept Vies" a aussi fait "A la recherche du bonheur". Ceux qui l'ont vu comprendrons ma phrase : "Sept Vies" est dix fois plus triste qu'"A la recherche du bonheur". Vous voyez le topo. Rajoutez de l'amour et des longs silences, et pis c'est tout (comme dit Philippe Lucas).
Bref, allez le voir. C'est pas très gai, c'est pas joyeux, mais c'est magnifique, sensible. Will Smith et Rosario Dawson sont splendides. Ce film délivre une vraie philosophie de vie.

jeudi 15 janvier 2009

Twilight / Burn after reading / Madagascar 2 / Largo Winch

Teheu.
Reuh, ceux qui voient ce que j'écris. Ou celui. Ou celle. Ou alors le vide. Aujourd'hui, et depuis longtemps (j'espère que je n'ai pas rouillé) je vais faire non pas une, non pas deux mais 4 critiques de films ! whouaou ! du jamais vu ! (ça suffit) Commençons par le moins bien : Burn after reading.
Topo : c'est l'histoire de beaucoup d'acteurs connus qui jouent des gens "normaux", c'est-à-dire bizarre, avec leurs habitudes, leurs peurs et leurs manies. Un d'entre eux [John Malko'] joue un type de la CIA. On a une blonde écervelée en quête d'amour, un obsédé sexuel, un prof de gym qui a la "positive attitude" dixit Lorie. Et une rousse méga-froide, aussi. Toussa pour dire que ce film est excessivement long, pas assez court pour que le spectateur ne s'aperçoive pas, et bien, qu'il n'y a pas de scénario. Au début du film on a plein d'espoir, on est comme un ours polaire qui se dit que la banquise ne va pas fondre. Ben à la fin, on se retrouve quand même les papattes dans l'eau froide. A quoi, dites-moi chers Frères Cohen, dites moi à quoi cela a servi de faire perdre du temps à de si bons acteurs pour... rien ? alors peut-être ne suis-je pas assez parisienne néo-contemplatrice de films d'auteurs tchécoslovaques sous-titrés en japonais pour élucider la profondeur de ce film, mais, moi il m'a semblé que cela voulait faire genre "c'est un film sur la vie, les gens et les difficultés. Avec beaucoup d'humour absurde. Mais tu ne peux pas comprendre." Voilà la clé du film : "tu ne peux pas comprendre." Messieurs Cohen, je n'ai même pas envie. Pour dire un mot gentil à la fin : Brad Pitt est le seul qui fait rire, et qui joue bien. Merci Brady.
Second film: Madagascar 2.

Oui, ben voilà, c'est le même que le premier, mais en moins bien. Pourquoi les réalisateurs s'obstinent-ils à faire un deuxième volet d'un dessin animé, en sachant trèès bien que ça va beaucoup moins bien marcher maintenant. (dixit Bourvil) Nan mais sérieux, les gars, arrêtez. On rit moins. C'est agréable, j'ai passé un bon moment, mais sans plus. Petite remarque cependant : le seul film d'animation qui a été bon même au 2ème, 3ème, c'est Toy Story.

Avant-dernier : Largo Winch. Définitivement un bon film. Un film français qui ressemble à un film américain. Bien fait, bonnes cascades, bon scénario, l'acteur principal joue extrêmement bien, les filles sont jolies, les décors aussi. Le scénario tient la route et on se s'ennuie pas une seconde. Ca ressemble à un bon James Bond, non, franchement, bravo. On oublie même que Tomer Sisley ne ressemble pas au bogoss blond de la BD.

Dernier film : Twilight. LE BON FILM DE L'ANNEE ! Une histoire d'amour entre un vampire et une mortelle, tirée des livres (bientôt aussi connus que les Harry Potter) de Stephenie Meyer. Il est très beau, elle est très belle, but there is a soucy : le beau mec ne boit que du sang frais, bon d'animaux parce qu'il est gentil, mais quand même. Ca fout un peu les jetons. De l'aventure, de l'amour, du sombre tout comme j'aime. Ils ont l'air dépressifs, ça change des feux de l'amour. Une performance, les musiques sont génialissimes. Bref, courrez voir ce chez-d'oeuvre.

Bon, j'espère que ça vous a plu.
Dimanche je vais voir "Sept vies" avec Will Smith. Je vous dirais !