mardi 7 avril 2009

Mouvizzes.

Yep, je vais parler aujourd'hui de deux films intéressants. L'un n'est plus à l'affiche, ou peut être l'est-il dans quelques cinémas, et l'autre vient à peine de sortir.

Le premier, c'est La Vague, par Dennis Gansel.

Il s'agit d'une expérience qui tourne au tragique. Tout commence par une coincidence, un accident de parcours : c'est la semaine de la démocratie en Allemagne, et dans les lycées on apprend toutes les formes de "-ie" possibles : autocratie, démocratie, anarchie... Un prof, sûrement le plus cool du bahut (tous les élèves l'appellent par son prénom) voulait à tout prix enseigner l'anarchie à ses élèves, lui qui roule à fond le matin avec "Rock'n'roll high school" comme bande son.
Néanmoins, le hic, cependant, MAIS ! il se retrouve avec le sujet qu'il déteste, l'autocratie. Ou, en gros, il faut apprendre aux élèves ce qu'est une dictature...
Mais le prof ne se contente pas d'apprendre aux élèves la définition de l'autocratie, ses causes et ses conséquences : non, il rend VIVANT son expérience. La classe va devenir une petite société hiérarchisée et disciplinée, possédant son propre logo (une vague déferlante), son propre nom "La Vague", son propre uniforme (chemise blanche et jean pour tout le monde), un site web, etc.
Et la Vague va se propager, devenir de plus en plus grande, plus forte, plus dévastatrice : le prof coolos se transforme en petit dictateur, les élèves discriminent ceux qui ne rejoignent pas "la Vague", ils inventent même un geste pour se reconnaître... levez la main en la courbant vers le bas, faites le geste d'une vague s'éclatant sur la mer en descendant, puis finissez avec la main en allant tout droit.
Bien sûr, cela ressemble, et c'est un euphémisme, au fascisme, et plus précisément au nazisme. Dans un pays comme l'Allemagne, où les enfants et adolescents d'aujourd'hui sont culpabilisés, surinformés sur ce qui s'est passé dans leur pays, ce qui est une bonne chose en soi, et bien même informés sur comment cela s'est déroulé et ce que cela a entraîné : l'expérience réussit.
Ce film est choquant. Et très intéressant d'un point de vue sociologique : comment arriver à une telle démesure dans l'horreur, dans un pays comme l'Allemagne, en 2008, avec toutes les informations que l'on possède sur la 2nde guerre mondiale ?
On se dit : "c'est horrible. Affreux. Mais arrêtez, bon sang !" on a envie d'ouvrir grand les paupières de tous les gosses, qui dénigrent leurs anciens amis, se mettent à être violents, racistes.
Peu de films son aussi bien faits dans leur réalisation, bien montés dans leur scénario, tout en démontrant par a + b que cela est toujours possible. Ce qui rend le monde effrayant. Ce qui nous donne aussi, par la même occasion, de nous battre pour que cela n'arrive plus jamais.

Le second : Prédictions, par Alex Proyas.


Avec Nicolas Cage, qui cumule les navets ces temps-ci, je dois dire. Le scénario, franchement, je l'ai trouvé bien. Etant une grande fan des films catastrophes, style "aaah, il y a un gros accident sur la planète, les éléments se déchaînent et tout le monde va crever", moi, ça m'éclate.
C'est l'histoire d'une école, en 1959, où les enfants sont invités à mettre dans une capsule temporelle des dessins, 'fin ce qu'ils veulent, pour que d'autres enfants, 50 plus tard (en 2009, si vous suivez) les découvrent. Une petite fille, Lucinda Embry, en 1959, ne fait pas de dessin. Elle écrit sur une feuille une série de chiffres, qui n'ont, comme ça, aucun lien entre eux. La gamine est space, elle entend des voix, se gratte les ongles jusqu'a ce qu'elle saigne. Bon.
En 2009, le fils de Nicolas Cage qui s'appelle Caleb, se retrouve comme par hasard en possession de ladite feuille. Comme par hasard, Nicolas Cage est astrophysicien au MIT, il s'intéresse à cette ****** de feuille, et découvre, ô Gosh ! que c'est en réalité une série d'évènements catastrophiques passés et à venir.
Là s'ensuit des évènements horribles, là Alice est contente, elle se dit "chui pas venue pour rien, y'a des effets spéciaux de malade, c'est genre Le jour d'après", elle ronronne de frayeur.
MAIS (et il y a un mais, sinon ce serait pas drôle) la fin... comment dire.
Nicolasseuh, il rencontre la fille de Lucinda Embry, qui elle-même a (comme par hasard) une fille de l'âge de Caleb, qui se nomme ... je sais plus.

CEUX QUI VEULENT VOIR LE FILM SONT PRIES DE NE PAS REGARDER LA SUITE. MERCI. ( MAIS BON VOUS POUVEZ LE LIRE, J'AI PAS ECRIT CA POUR RIEN).

Voilà, après, en gros, y'a des extraterrestres, en fait Caleb et la petite fille de Lucinda, ce sont, je cite "les éluuuus" genre Néo dans Matrix, mais version couche-culotte et dessins animés. C'est la fin du monde, le soleil fait une éruption cutanée, et OUPS, crame tout le monde sur la surface de la planète, sauf, bien sûr (si vous suivez) Caleb et truc-nuche qui sont enlevés par des extra-terrestres. Ils sont sauvés ! Alleluia me dis-je. Et je ne crus pas si bien dire.
La dernière scène, (mondieumondieumondieu) les deux enfants, vêtus tous deux de blanc, courrent dans un champ de blé magnifique. On sent le truc "il n'y a qu'EUX sur cette planète" parce que c'est pas la terre, on vient de la voir exploser. Donc c'est une autre planète, un petit peu plus loin sur la gauche (nan je déconne). Alors voilà, je disais, dernière scène, ils courrent vers quoi, vers quoiiii ? je vous le donne en mille : un énorme arbre blanc scintillant. HEM. Ne me dites pas qu'ils vont vers l'arbre de la connaissance du bien et du mal ? Ben si. Si j'ai bien retenu mes leçons de catéchisme, il se situe dans le jardin d'éden, avec une petite histoire comme quoi, si mes sources sont bonnes, une certaine Eve aurait grignoté une chtite pomme, tout ça sous l'influence d'un serpent qui passait par là.
Là, c'est trop. Mélanger la physique, le don de voyance, les extraterrestres, la chrétienté, dieu, l'univers, le soleil qui va tous nous brûler dans un seul film...

Eléments divers et variés qui ont attirés mon attention :

1) Les extraterrestres donnent des lapins aux gosses, quand ils vont vers la nouvelle planète. Deux lapins blancs albinos. Quésako ? Pourquoi des lapins ? Pourquoi ils n'ont pas fait une sorte d'arche de Noé bis ?
2) Si on suit la logique débile du film, si le fils de Nicolas Cage est une sorte d'Adam, alors Nicolas Cage est... Dieu ! Et là, on dira plutôt : O mon Nicolas Cage.
3) La morale du film : on peut être astrophysicien au MIT, et croire en l'univers, les extraterrestres et au paradis en même temps.
4) J'aimerais savoir ce que le réalisateur a pris avant de dormir / pour se shooter / qu'est ce qu'il a bu / avant d'écrire le scénario.


Voilà. A bientôt pour d'autres aventures cinématographiques !
Al'.

1 commentaire:

Kaiwine a dit…

Hum, j'adore la critique du 2e film xD. Je ne l'ai pas vu, mais je vois très bien le genre (ne pas regarder en cas de petite déprime ou on sombre dans la folie). Je crois que je vais télécharger le premier =D
Nice job again, see you ;-)