Non, Sherlock Holmes n'a pas l'air aussi vieillot que dans ses bouquins. Ne porte pas de cape. Mais tout l'esprit est là : Sir Holmes est très mignon, Watson est alléchant, le tout forme un couple explosif, royal. Si l'on peut déplorer le trop-plein de scènes d'action pour un Sherlock normalement plus cérébral, on ne peut que s'incliner devant la maîtrise du tournage, du scénario et de la performance des acteurs.On a envie de monter dans les charrettes noires, d'avoir sa petite montre à gousset en or, ses petites lunettes noires et, surtout, d'avoir autant la classe. Car non seulement Holmes est un fin observateur, arrogant, corrosif, perturbé et insomniaque, mais il est bon à la baston. Il sait où taper et quels effets son coup produira. Il a des idées lumineuses et l'humour grincant.
En revanche son confrère, le bien élémentaire Watson, se trouve être un docteur en beauté sous sa petite moustache franchement bien entretenue. Il est froid, impartial, solidaire. Il sait répondre présent lorsque Holmes a l'esprit qui part en vrille. C'est THE médecin, indispensable lors des enquêtes pour apporter son regard médical, par conséquent efficace et pertinent.
Bien sûr il y a une femme, et comme tout le monde sait - au cinéma et dans la vie réelle- tous les problèmes commencent avec une femme. Je le sais bien car j'en suis une, bref ! Celle-là est attirante, aux yeux clairs et à la langue de serpent. C'est une Belle, une traîtresse.
Bien sûr il y a le méchant, et comme tout le monde sait - au cinéma et dans la vie réelle- tous les problèmes commencent avec un méchant. Je me répète ? Je sais ! Celui-çi est noir, manipulateur, manigançant des pièges, sortilèges douteux et démoniaques. Il a même une dent qui part en vrille, c'est dire s'il fout les jetons.
Pour résumer, le film est bon à prendre : il cumule amour, humour, violence, énigmes, beaux décors, costumes, musiques. Après, l'envie vous prend de devenir Dandy : beau pari que celui-ci !
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